Pour un logement accessible, les Belges paient jusqu’à 20% en plus

Les embouteillages compliquent la vente de près de trois logements sur dix

  • L’accessibilité est le facteur déterminant dans le cadre de la décision d’achat d’un logement. Elle prime sur la superficie habitable, la présence d’un jardin, etc.
  • Les embouteillages et la difficulté d’accès compliquent la vente d’un logement sur dix. 

  • Les Belges paient jusqu’à un cinquième en plus, soit quelque 50 000 euros, si l’habitation est facilement accessible. 

  • L’accessibilité a toujours été parmi les facteurs déterminants dans les zones urbaines, mais aujourd’hui, elle prévaut partout en Flandre et à Bruxelles. 

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Les embouteillages et la difficulté d’accès compliquent la vente d’un logement sur trois dans notre pays. Ce n’est pas un hasard ; alors qu’auparavant, la superficie et la présence d’un jardin étaient des facteurs décisifs d’achat, la mobilité est aujourd’hui l’élément primordial. D’ailleurs, les Belges sont prêts à débourser jusqu’à un cinquième en plus du montant total, soit quelque 50 000 euros, pour acquérir une habitation bien située pour les déplacements domicile-travail. C’est la conclusion tirée par Century 21 Benelux de l’étude du marché réalisée à partir de ses transactions immobilières en 2016. 

Puis-je me rendre facilement de mon domicilie à mon travail et inversement ? Les enfants, peuvent-ils se rendre facilement à l’école ? Autant de questions auxquels les Belges veulent une réponse positive dans leur quête de leur nid douillet. Alors qu’il y a peu, un beau et grand jardin, de préférence orienté plein sud, était l’argument décisif dans pratiquement toutes les transactions immobilières, aujourd’hui, l’accessibilité joue un rôle prépondérant. Les déplacements domicile-travail constituent le facteur essentiel, suivi de près par la proximité des écoles et des magasins. 

Il ressort d’une analyse du marché, effectuée sur la base des ventes réalisées par le plus grand acteur de l’immobilier résidentiel de notre pays en 2016, qu’un logement sur dix (28%) se vend actuellement difficilement dans notre pays en raison de sa mauvaise situation géographique. En Flandre, cela concerne jusqu’à quatre logements sur dix (40%). Pour Bruxelles, il n’existe aucun chiffre précis mais, selon les 32 agences immobilières bruxelloises de Century 21, la situation géographique joue un rôle tout aussi prépondérant. En Wallonie, le problème semble moins se poser ; toutefois, deux habitations sur dix (17%) se vendent également difficilement parce que mal situées en termes d’accessibilité.

“Une belle petite maison avec un beau petit jardin, c’est du passé. Le nouveau défi consiste à trouver un logement permettant d’éviter les embouteillages. Les acheteurs sont conscients des problèmes croissants de circulation dans notre pays et ne veulent pas s’imposer de stress supplémentaire en raison de la mauvaise situation géographique de leur futur logement. L’accessibilité est devenue un facteur prépondérant dans leur choix. Ils veulent habiter à proximité d’une entrée d’autoroute, de préférence le plus près possible de leur travail ou des transports publics.”
Grégory Maquet, CEO Century 21 Benelux

Une demi-heure, pas plus

Il est surprenant de constater que les acheteurs actuels sont prêts à payer 10 à 20% en plus pour avoir un logement bien situé, ce qui peut vite représenter quelque 50 000 euros. C’est surtout dans les zones urbaines que les Belges sont prêts à payer plus pour profiter d’une bonne situation géographique, mais cet élément joue un rôle important dans des communes de plus en plus nombreuses.

“Avant, seuls les habitants de villes comme Anvers ou Bruxelles réfléchissaient à l’accessibilité de leur futur logement. Mais aujourd’hui, ils ne sont plus les seuls. En Flandre et dans la région bruxelloise, les gens incluent leur mobilité en voiture dans leur réflexion lorsqu’ils parcourent les petites annonces immobilières.”
Grégory Maquet, CEO Century 21 Benelux

Dès que le temps passé dans les embouteillages entre le domicile et le travail dépasse le quart d’heure, voire atteint la demi-heure, il est fort probable que les acheteurs potentiels se désistent. C’est ce qu’il ressort de l’analyse des 182 agences immobilières. 

“Les Belges ont toujours une brique dans le ventre, mais force est de constater que nous devons nous adapter et que les mentalités doivent évoluer. Les embouteillages et l’équilibre toujours plus difficile entre le travail et la famille nous obligent à réfléchir minutieusement à l’endroit où nous voulons établir notre domicile. Et cela concerne principalement les jeunes acheteurs et les jeunes ménages.”
Grégory Maquet, CEO Century 21 Benelux

Isabelle Vermeir

Directrice operationnelle, Century 21 Benelux

Tobias Daneels

Bereal

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