Les Belges se ruent sur les résidences secondaires en Espagne: +26% cette année

Les Belges se ruent sur les résidences secondaires en Espagne: +26% cette année

L’argent des livrets d’épargne est de plus en plus investi dans l’achat d’une seconde résidence

Dimanche 17 septembre 2017 — Anvers, le 17 septembre 2017 – Près d’un quart de Belges en plus ont acheté une seconde résidence en Espagne depuis le début de l’année. Au cours du premier semestre de 2017, quelque 2.015 Belges ont acheté une villa en Espagne contre quelques centaines de moins l’année dernière. C’est ce qui ressort d’une étude de marché officielle réalisée par les bureaux espagnols de l’enregistrement, que l’expert immobilier belge Azull a pu consulter. D’ici la fin de l’année, nous devrions atteindre un chiffre record de 4.000 Belges devenus propriétaires en Espagne contre 3.200 l’année dernière. A noter que, bien que le nombre d’acquisitions explose littéralement, le nombre de prêts contractés pour l’acquisition d’un bien en Espagne est en diminution.

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Au cours du premier semestre de 2017, quelque 2.015 Belges ont acheté un bien immobilier en Espagne, soit 26 % de plus que l’année dernière à pareille époque. Il s’agit de l’une des plus fortes hausses depuis longtemps, notamment par rapport au premier semestre de 2016 au cours duquel 1.594 logements espagnols ‘seulement’ avaient trouvé acquéreur en Belgique.

Selon le carnet de commandes, les experts estiment que cette tendance va se confirmer. Ainsi, quelque 4.000 Belges devraient avoir investi dans une résidence secondaire en Espagne d’ici la fin de l’année, ce qui représente près de 800 personnes en plus sur un an par rapport à la moyenne annuelle. Si l’on compare ces chiffres à ceux d’il y a quelques années, cette hausse est encore plus spectaculaire : en 2006, à peine 226 Belges avaient acheté un bien immobilier en Espagne.

Selon Marleen De Vijt, CEO du groupe immobilier Azull, leader de l’immobilier espagnol en Belgique, cette augmentation s’explique par la croissance économique que connaît notre pays actuellement ainsi que par l’important patrimoine qui sommeillait sur les livrets d’épargne belges. A noter que le groupe Azull, déjà présent en Flandre, en Espagne et aux Pays-Bas, ouvrira son premier bureau wallon à Braine-l’Alleud ce 1er octobre.

“L’augmentation est d’autant plus étonnante que le prix moyen de l’immobilier en Espagne ne cesse d’augmenter ces dernières années. Il ne faut pas aller chercher plus loin : l’augmentation simultanée des prix et des ventes signifie que la conjoncture économique est de plus en plus favorable.”  

Marleen De Vijt, CEO d’Azull.

Liquidités

Tout aussi étonnant : alors que le nombre de transactions immobilières augmente considérablement en Espagne, le nombre d’emprunts pour ce type d’acquisition diminue. Au niveau international, le nombre de crédits contractés pour l’acquisition d’une seconde résidence en Espagne a diminué de 6 %. Azull a d’ailleurs également constaté cette tendance en Belgique. Selon le leader du marché, l’argent qui dormait sur les livrets d’épargne est de plus en plus souvent investi dans l’achat d’un bien immobilier à l’étranger. Les Belges qui cherchent à investir dans une seconde résidence ne contractent un emprunt que dans un cas sur dix.

“Les clients qui contractent un emprunt pour acheter une seconde résidence en Espagne sont assez rares. De nombreux ‘babyboomers’ envisagent d’activer leur épargne pour l’investir dans un bien immobilier à l’étranger.  Lorsqu’ils constatent que le prix de l’immobilier à la Côte est en moyenne 26 % plus cher qu’en Espagne où le soleil brille un peu plus souvent, le choix est vite fait. En outre, les Belges considèrent non seulement un achat immobilier comme un investissement financier mais également comme un investissement en soi, pour en profiter tout simplement.”

Marleen De Vijt, CEO d’Azull

Classement international

A l’échelle internationale, peu d’autres nations investissent autant en Espagne que les Belges. Nous occupons ainsi la quatrième place du classement international des ressortissants étrangers qui investissent dans un bien immobilier espagnol. L’année dernière, nous occupions encore la sixième place.

Tout aussi surprenant : depuis des années, les Britanniques sont considérés comme les plus fervents investisseurs en Espagne. Or, l’année dernière, un peu après la décision du Brexit, les ventes ont littéralement dégringolé, avec une diminution de 27 % des acquisitions immobilières par des Britanniques en Espagne. Entretemps, cette baisse spectaculaire semble s’inverser : au cours de ces six derniers mois, le nombre de Britanniques qui ont acheté un logement en Espagne est remonté de 12 %. A long terme, les répercussions du Brexit devraient par conséquent être limitées.