Effet vaccin : des centaines de Belges préparent leurs valises pour mai-juin afin de partir choisir leurs maisons en Espagne

Le nombre de Belges souhaitant s’installer définitivement en Espagne a même doublé par rapport à l’avant-pandémie

Maintenant que le nombre de vaccinations s'accélère enfin et que l'interdiction de voyager a été levée, des centaines de Belges dont le rêve est d’acheter une maison en Espagne préparent leurs valises. Le téléphone d’Azull, le leader du marché belge de la vente de biens immobiliers espagnols, n'arrête pas de sonner depuis plusieurs semaines. "Maintenant que les nouveaux assouplissements ont été annoncés, rien ne semble pouvoir arrêter les personnes souhaitant acquérir une maison en Espagne. Pour les mois de mai et de juin, nous nous attendons à une véritable ruée vers les propriétés espagnoles en vente", déclare Marleen De Vijt, CEO d’Azull. La demande de “casas espagnoles” - après un creux dû à l’épidémie en 2020 - est même désormais supérieure de 20 % à celle de 2019. “Et le nombre de Belges qui veulent s'installer définitivement en Espagne a même doublé par rapport à l’avant-corona. Un acheteur belge sur 20 souhaite dire “adios” à la Belgique pour de bon.” Alicante en particulier, la province où se trouve la Costa Blanca, s'avère très populaire auprès des Belges et représente près de la moitié des achats.

Les Belges ont toujours un grand amour pour le soleil d'Espagne. Même en 2020 - une année pendant laquelle l'interdiction de voyager a duré presque six mois et où la situation en Espagne était très grave - plus de 3 000 Belges ont acheté une seconde résidence dans ce pays. C’est beaucoup moins qu'en 2019 (-17 %). Mais maintenant que les campagnes de vaccination démarrent tant en Belgique qu'en Espagne, la demande belge de logements espagnols atteint un pic plus important que jamais. Par exemple, Azull, leader du marché belge de la vente de biens immobiliers espagnols, reçoit désormais 20 % de demandes en plus qu'avant l’épidémie.

“Depuis un peu moins d'un mois, nous constatons vraiment un “effet vaccin”. Et après l'annonce des nouveaux assouplissements le 14 avril dernier, rien ne semble arrêter les acheteurs intéressés par l'Espagne: nos lignes sont sans cesse occupées. Le fait que l'interdiction de voyager ait finalement été levée y est sans doute aussi pour quelque chose. Cela ne signifie pas que tout le monde va soudainement s'envoler pour l'Espagne cette semaine, il y a encore trop de zones rouges, mais il est clair que de nombreux Belges envisagent de partir en mai et juin prochains. Ce sera la ruée vers l’Espagne, c'est clair." Marleen De Vijt, CEO d'Azull

Un an d'enfermement n'a visiblement pas dissuadé les Belges de poursuivre leur rêve espagnol. Azull est convaincu que l'isolement a eu l'effet inverse : les nombreux amoureux de l'Espagne en ont assez de la Belgique et disent désormais définitivement “adiós”. En effet, un acheteur intéressé sur 20 déclare même aujourd'hui vouloir s'installer définitivement en Espagne, soit deux fois plus qu'avant l’épidémie.

"Nous n'allons pas mentir : au printemps 2020, nous avons eu peur. Comment les Belges allaient-ils réagir ? Heureusement, il est vite apparu que la pandémie n'arrêterait pas les amateurs belges de l’Espagne. Et maintenant que nous voyons la lumière au bout du tunnel, la majorité des Belges est encore plus convaincue que ce choix est le bon. Ce qui est aussi particulièrement frappant, c'est que de plus en plus de Belges souhaitent s'installer définitivement. Ces jours-ci, nous avons eu une demande en ce sens presque tous les jours”. Marleen De Vijt, CEO d'Azull

Costa Blanca dans les favoris

D'après les chiffres que les bureaux d'enregistrement espagnols viennent de publier, il apparaît qu'Alicante - la province de la Costa Blanca - est particulièrement populaire auprès des Belges. Près de la moitié (45,7 %) des achats belges de 2020 sont effectués à Alicante. La province à laquelle appartient la Costa del Sol, Malaga, arrive en deuxième position, avec environ un quart des achats (19,3 %). Murcie, la province où se trouve la Costa Calida, complète le trio de tête (7,1 %).

"La popularité de la Costa Blanca auprès des Belges n'est pas un fait nouveau, mais elle augmente chaque année. Il y a deux ans, c'était un achat belge d’un logement sur trois, alors qu'aujourd'hui c'est un sur deux. Les prix sont intermédiaires. Vous pouvez trouver de bonnes propriétés neuves à partir de 250 000 euros, alors que sur la Costa del Sol, par exemple, vous pouvez facilement payer 200 000 euros de plus pour une villa moderne neuve. Cela s'explique en partie par le fait que le niveau de finition est plus élevé et que les matériaux choisis sont souvent plus chers. Mais l'emplacement lui-même joue également un rôle majeur." Marleen De Vijt, CEO d'Azull

Les Belges sont également nettement plus convaincus par les maisons neuves que par les propriétés anciennes. Un logement sur trois acheté par les Belges en Espagne est une construction neuve. Pour les autres nationalités, ce n'est en moyenne qu'un sur cinq.

Revendre seulement après 15 ans

En moyenne, les acheteurs étrangers conservent leur “casa” espagnole pendant 15 ans et 9 mois. Les acheteurs de résidences secondaires ne considèrent donc manifestement pas leur achat comme une résidence secondaire temporaire à revendre rapidement. Il en va de même pour les Belges, observe Azull. C'est pourquoi ils n'optent plus pour les petites propriétés. Pas moins de 37 % des achats belges ont une superficie de plus de 100 mètres carrés, ce qui est très grand selon les normes espagnoles.

"Les Belges achètent leur résidence secondaire en Espagne pour en profiter eux-mêmes autant que possible, pas tellement en tant qu' investissement. C'est pourquoi ils ne se contentent d'un petit appartement que s'il est assorti de nombreux équipements supplémentaires. Avec seulement une piscine de 20 mètres carrés, vous ne pourrez plus les convaincre. Ils attendent désormais une salle de sport, des courts de tennis ou un terrain de golf. Sinon, ils optent pour leur propre villa." Marleen De Vijt, CEO d'Azull

Les prix de l'immobilier en Espagne sont restés élevés l'année dernière. Ils ont même augmenté de 2,2 %. Bien sûr, cette augmentation est inférieure à celle de l'année précédente (7,2 %), mais bien meilleure que les prévisions du début de la pandémie.

"Le marché immobilier espagnol dépend aussi en partie des étrangers. Une vente sur dix provient d’un acheteur étranger. Si tous ces étrangers étaient restés à l'écart pendant 2020, l'Espagne aurait fortement ressenti l'impact. Heureusement, cette baisse n'est pas trop importante : le nombre d'achats effectués par des étrangers n'a diminué "que" de 24 %. Le nombre d'acheteurs belges - l'une des cinq premières nationalités en matière de seconde résidence en Espagne - a, lui, chuté de 17 %." Marleen De Vijt, CEO d'Azull

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